Le Romazava : bouillon clair

 Le Romazava (prononcez : roumazav) est un plat traditionnel malgache composé de légumes appelés brèdes, des feuilles comestibles qui sont cuisinées avant d’être consommées. Les brèdes mafana ou anamalaho, que l’on traduit par « feuilles chaudes », sont indispensables pour préparer ce plat car les feuilles et les fleurs ont un goût anisé et piquant, très caractéristique du Romazava de base.

 

Pour préparer un Romazava pour 6 personnes il faut une brassée de brèdes de saison que l’on trouvera au marché et une petite poignée de brèdes mafana, 1 oignon, 3 gousses d’ail, 3 tomates bien mûres, 50 g de gingembre.

Dans une marmite, il faut faire revenir l’oignon émincé, l’ail écrasé, le sel, les tomates découpées en fines rondelles et le gingembre coupé en petites lamelles. Il faut ensuite recouvrir cette préparation avec 3 verres d’eau et faire cuire environ 15 mn. Une fois l’eau évaporée, ajouter les brèdes et mélanger le tout. Ajouter 2 litres d’eau, couvrir la marmite et laisser mijoter 30 min jusqu’à obtenir un bouillon clair qui sera servi avec du riz. Le Romazava est très apprécié pour sa simplicité au lendemain des fêtes.

Un plat aux saveurs de la Grande Ile

Le Romazava prend donc ses racines à Madagascar. Il est relativement simple à cuisiner.  Ce pot-au-feu aux saveurs prononcées, est un met de choix, apprécié aussi des reines. Aujourd’hui, bien que consommé par la majorité des foyers de l’Ile Rouge, le plat n’a nullement perdu de sa superbe. Les malgaches ne sont d’ailleurs plus les seuls à le cuisiner. Ainsi, il est mis à toutes les sauces dans toutes les cultures qui l’ont accueilli.

Les ingrédients « spéciaux »

En plus de la recette de base du Romazava on peut ajouter de la viande de zébu, du poisson séché ou du poisson frais.

  • La viande de zébu  pourra être remplacé par des parties tendres de bœuf si l’on se trouve hors de Madagascar. Pour un rendu proche de l’original malgache, choisissez des pièces assez grasses ;
  • Le poisson séché peut être incorporé à la préparation de Romazava avec la viande de zébu ; ou alors il sera la pièce principale que les brèdes viendront accompagner ;
  • Le poisson frais pourrait être la star du Romazava ou bien il va venir s’ajouter simplement à la viande de zébu ;

Le romazava au zébu est l’une des versions les plus consommées à Madagascar. Avec cette viande noble de l’île, la préparation va révéler des saveurs typiques. Pour preuve, les malgaches expatriés ne manquent pas d’en demander les ingrédients à leurs proches qui leur rendent visite à l’étranger. D’ailleurs, le succès est tel que le Romazava a été mis en boîte prêt à être réchauffé puis dégusté.

Pour cuisiner le romazava au zébu à la malgache, pour 4 personnes, il faudra :

  • 500 grammes de viande de zébu ;
  • 3 tomates ;
  • 1 gros oignon ;
  • 10 grammes de gingembre ;
  • 1,5 litre d’eau ;
  • 100 grammes de brèdes mafanes ;
  • 100 grammes d’autres brèdes comme le cresson ou la brède moutarde
  • 10 cl d’huile végétale ;
  • gros sel ;

Avant de se lancer dans les différentes préparations, il faudra choisir le type de contenant qui servira pour la cuisson. En effet, la cocotte-minute ne demandera que 30 à 40 minutes sur le feu, alors que le mijotage en marmite durera un peu plus de deux heures. Une fois le choix arrêté, il faudra :

  • découper la viande en cubes relativement épais
  • couper ou râper le gingembre en julienne
  • effeuiller les brèdes. A noter qu’à Madagascar toutes les parties de la brède mafane (hors racine) sont utilisées. Elle donnera la saveur piquante très appréciée sur l’île. Pour minimiser ce goût parfois un peu métallique, n’utilisez que les feuilles vertes
  • couper l’oignon et les tomates.

Après les différentes préparations, les étapes de cuisson sont assez simples :

  • faire chauffer un filet d’huile ;
  • faire revenir la viande jusqu’à coloration ;
  • ajouter : oignon, gingembre et tomates ;
  • incorporer les brèdes ;
  • assaisonner avec le gros sel et le poivre ;
  • laisser mijoter à feu doux jusqu’à obtention d’une viande tendre.

En fin de cuisson, il est de coutume de rajouter un léger trait d’huile. Le tout est à servir chaud avec du riz nature.

Vous pouvez participer à la confection d’un repas journalier aux enfants de l’EPP de Maharidaza en faisant un DON. N’hésitez pas à visiter le site de l’Association UN REPAS POUR UN ENFANT.

 

Repas malgache

Le repas habituel malgache est généralement composé d’une très grande portion de riz, agrémenté d’un laoka ou accompagnement. Celui-ci va varier en fonction de la saison et surtout des possibilités financières de la famille.

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Un pari doublement gagné

Cantine scolaire : un pari doublement gagné

On ne le répétera jamais assez, la réussite scolaire des enfants va de pair avec le soutien des parents. Situation que l’on peut observer à Maharidaza où les parents des élèves de l’EPP se sont engagés auprès de l’école pour la préparation quotidienne des repas. Depuis que la cantine de l’école est à nouveau opérationnelle, après les grandes vacances et la crise de la Covid-19, trois parents d’élèves se relayent tous les jours pour préparer les repas et ce, pour le plus grand bonheur des enfants.

Le menu à la cantine

repas madagascar« Des légumes, beaucoup de légumes même », voilà la base du menu quotidien des élèves de l’EPP Maharidaza. D’ailleurs, cela correspond parfaitement aux attentes du moment en termes de nutrition à Madagascar. « Les légumes sont habituellement achetés à Manjakandriana. Mais en raison des complications au niveau du transport dues à la crise sanitaire, l’école se fournit en légumes à Carion même si les prix y sont plus élevés. Les tarifs des produits varient d’un marché à l’autre.» explique la directrice de l’EPP, Madame Anastasia qui se charge des achats. Le menu n’est cependant pas composé uniquement de légumes, ce serait routinier pour des enfants malgaches issus de familles dont la principale source de revenus vient du labour de la terre et du travail dans les champs. La viande apporte la protéine nécessaire et vient agrémenter les plats ce qui est rare et fort apprécié dans les communes reculées du pays. A la cantine de Maharidaza, les légumes sont donc souvent accompagnés de viande rouge, hachée ou pas, cela dépend des jours. Ce sont les enseignants et le personnel administratif de l’école qui établissent le menu du lendemain tous les jours après la sortie des classes.

Les parents aux fourneaux

Il appartient aux parents de concocter le repas tous les jours. Par trois, ils se rendent à la cuisine de l’EPP de Maharidaza, entièrement refaite grâce au financement de l’association Un Repas pour un Enfant. Les hommes comme les femmes s’y adonnent à cœur joie. Ils ne se contentent pas seulement de préparer le repas, ils dressent aussi les tables, assurent le nettoyage de la cantine, effectuent tous les rangements nécessaires. Ils le font pour leurs enfants comme une mère ou un père s’occuperait de sa progéniture à son domicile. Des parents sont donc à l’école dès le petit matin. Ils n’en sortent qu’une fois tous les enfants rassasiés et la grande salle à manger entièrement propre pour accueillir l’équipe du lendemain. Notons que chaque groupe de trois parents assure la préparation des repas une fois par mois, ainsi, la totalité des parents d’élèves participent au fonctionnement de la cantine.

Le ressenti des élèves

Pour des enfants qui n’ont pas l’habitude d’une alimentation saine et complète, manger à la cantine représente beaucoup. Il n’y a qu’à voir leurs yeux qui pétillent devant les plats pour s’en rendre compte. Ils n’en oublient pas pour autant le respect des bonnes manières qui leur sont inculquées. La centaine d’élèves de l’école patientent pour être servis sur les bancs de la cantine dès 11 heures. Et même si les ventres ont faim, ils n’oublient pas de remercier le Seigneur avant de se régaler des plats financés par Un Repas pour un Enfant, élaborés par l’équipe de l’EPP Maharidaza, préparés par leurs propres parents. Et c’est ainsi tous les jours, du lundi au vendredi, dans cette petite commune rurale. Un pari doublement gagné pour les initiateurs du projet puisque les enfants sont nourris convenablement et ils ne manquent plus l’école.

25 centimes d’euros le repas, vous aussi vous pouvez en financer quelques-uns, faite vos dons et soyez-en remercié.e.s !

 

 

 

Il était une fois, « la cuisine et la cantine »

Ambiance bon enfant !

Depuis 2 ans, l’association Un Repas Pour Un Enfant collecte des dons et demande des subventions en France pour offrir un repas journalier aux enfants et enseignants de l’école primaire publique de Maharidaza durant l’année scolaire. Indéniablement, avant le confinement, les résultats étaient là. D’abord, les adultes ont pu noter l’assiduité des enfants, leur motivation et les niveaux scolaires qui étaient en forte progression.

Courant janvier 2020, comme tous les ans à la même époque, le président de l’association a rendu visite à ses petits protégés et il en a profité pour initier des travaux de rénovation de la cuisine et de la cantine avec les parents. Ceux-ci ont participé à préparer le chantier, décaper les murs, nettoyer etc. Tout ceci s’est déroulé dans une ambiance bon enfant.

 Cuisine et cantine : outils de développement !

La levée des restrictions liées à la crise sanitaire va permettre aux établissements scolaires de rouvrir leurs portes. Les enseignants de l’école primaire publique de Maharidaza ont déjà fait leur rentrée le 6 octobre dernier. Ils sont à pied d’œuvre pour préparer les classes et la rentrée. Après 6 mois de confinement et de vacances scolaires, ils sont heureux à l’idée de retrouver leurs élèves. Ils savent que ce ne sera pas une mince affaire de rattraper le retard dû à l’interruption du programme et de remettre les enfants aux apprentissages mais ils sont conscients de leur chance de pouvoir compter sur un levier qui va contribuer à motiver les élèves : la cantine scolaire !

Les 7 et 8 octobre, les parents ont procédé à l’inscription ou réinscription de leurs enfants à l’école. Tous étaient là

avec un œil admiratif vers leurs trésors que même les Tananariviens leur envient : la cuisine et la cantine !

Le 15 a eu lieu la rentrée administrative avec le conseil des maîtres. Il y a beaucoup été question de répartition des enfants dans les classes. Et depuis le 19 octobre, des enseignants sont présents pour surveiller la finition des travaux de rénovation. Les boiseries et huisseries seront changées avant la rentrée qui aura lieu le lundi 26 octobre. La Directrice a confié au téléphone que le mois de novembre sera consacré aux révisions et au rattrapage du programme 2019. Celui de 2020-2021 débutera réellement au mois de décembre. Qu’importe, tous veulent relever le défi grâce à l’aide de l’association Un Repas Pour Un Enfant.

Développement durable !

Comme une ruche en effervescence, il se prépare à nouveau de bons petits plats dans cette cuisine et cette cantine qui ont pris un sérieux coup de jeune avec ces travaux de rénovation.

Avec l’impulsion donnée par l’association Un Repas Pour Un Enfant, les conseils avisés de la Directrice et l’équipe enseignante sur les menus, les parents continueront à se

donner la main pour préparer la nourriture à tour de rôle dans une cuisine et une cantine lumineuses, sans fumée noire nuisible, avec l’eau courante et potable à disposition.

Grâce à l’investissement de tous, des parents parlent « d’héritage pour les générations futures » : « Mba ho lovain’ny fara aman-dimby ». Nous sommes au cœur du développement durable. Vous aussi, faites vos DONS, ils seront déductibles de vos impôts. Merci !

 

Loire-Atlantique solidarité pour Maharidaza

L’association UN REPAS POUR UN ENFANT a répondu à l’appel à projet « Loire-Atlantique Solidarité Sans Frontière » au mois de février 2020 et sollicité le financement de la réfection de la cuisine et de la cantine de l’EPP école primaire publique de Maharidaza.

Le Département de Loire-Atlantique a décidé d’encourager et de soutenir l’engagement de notre association.  Il vient de nous octroyer une subvention de 3000 euros et nous tenons à le remercier chaleureusement. Cette somme représente 20%  du budget, complété par les dons. Nous adressons également nos remerciements à tous nos soutiens.

Ainsi, nous avons pu réaliser les travaux de réfection de la cuisine. Le réchaud à bois économe intégré avec une cheminée extérieure que nous avons installé est un concept innovant car il ne produit aucune fumée si néfaste pour la santé.

AVANT

APRÈS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des travaux d’adduction d’eau ont également été réalisés. Une source se trouve

à 200 mètres en amont et l’eau a pu être amenée jusque dans la cuisine. Cela dispense les cuisiniers et cuisinières de la corvée d’eau. De plus cette eau

potable disponible contribue à garantir l’hygiène et la propreté.

La cantine a également bénéficié de travaux de mise hors d’eau. En effet,  la réfection de la toiture et le remplacement des ouvertures c’est à dire six fenêtres et une porte dans un état de délabrement ont été effectués . Ces travaux ont permis de limiter les courants d’air et de stopper les infiltrations d’eau.

 

 

Les parents d’élèves qui se relayent à tour de rôle pour confectionner les repas sont heureux de pouvoir cuisiner dans un endroit salubre. Les enfants de l’école peuvent désormais déjeuner dans une cantine totalement rénovée.

Vous aussi, vous pouvez contribuer à ces travaux, faites un don, déductible de vos impôts, pour l’association UN REPAS POUR UN ENFANT.

 

Éducation et Covid à Madagascar

Comme l’Association un repas pour un enfant s’y attendait, l’impact de la crise sanitaire due à la Covid-19 sur l’éducation à Madagascar s’est fait ressentir dès les premiers examens scolaires officiels. Le secteur qui est déjà mal en point depuis plusieurs années a difficilement fait face au confinement-déconfinement-reconfinement, de ces cinq derniers mois.

Déscolarisation et malnutrition, encore

Depuis maintenant près de 4 ans, le taux de scolarisation en zone rurale s’était nettement amélioré grâce à la mise en place de cantines scolaires par quelques organisations non-gouvernementales et d’autres rattachées directement au ministère de l’Education nationale Malagasy. Malheureusement, avec la venue de la Covid-19, les efforts fournis ont volé en éclat. Les enfants n’ont pas été à l’école. Ils ont aidé leurs parents dans les champs mais ceux-ci n’ont pas le niveau d’instruction pour les aider en retour à réviser leurs leçons. Les enfants se sont retrouvés malnutris car les faibles revenus des parents, qui ont encore baissé du fait de cette crise, ne leur ont pas permis de nourrir leurs enfants. De nouveau, déscolarisation et malnutrition n’ont pas été sans conséquence sur les apprentissages et les résultats aux examens scolaires.

Résultats médiocres au CEPE

A l’école primaire publique – EPP – de Maharidaza par exemple, le taux de réussite à l’examen pour l’obtention du certificat d’études primaires et élémentaires – CEPE – 2020 est seulement de 60%. L’arrêt de quelques mois d’enseignement s’est fait immédiatement ressentir dans les résultats des examens de cette année. Les sujets d’examen ont été adaptés en fonction du programme scolaire qui a pu être réalisé. Ainsi, chaque district avait son propre sujet. Mais les conditions d’apprentissage et le contrôle de connaissance des enfants ne sont pas les mêmes en zone urbaine et en zone rurale. A la campagne, lorsqu’on prive les enfants de cours à l’école, encadrés par leurs enseignants, on ne peut pas espérer un miracle à la fin de l’année scolaire.

De grands défis à la reprise

La prochaine rentrée scolaire est annoncée vers la fin du mois d’octobre pour les établissements publics. Cette reprise porte de grands défis puisque la crise sanitaire a eu des répercussions négatives à la fois sur la vie sociale et économique. La question est donc maintenant de savoir si les travaux mis en suspens dans les cantines scolaires pourront reprendre tout de suite, si les efforts des parents à vouloir scolariser leurs enfants seront encore au rendez-vous et si le développement des communes reculées sera poursuivi. Sachant que les villes ont également été fortement impactées, on peut s’interroger où seront les priorités et où iront les moyens.  Ce qui est certain, c’est que les enfants ont besoin d’adultes solides et bienveillants pour les guider dans leur développement.

Vous aussi, faites un don déductible des impôts pour aider l’association un repas pour un enfant à relever ces défis. Merci pour votre aide.